Tout en peignant, Daniel Tillier mène une analyse constante des paramètres qui constituent la peinture, l’amenant parfois aux frontières de la sculpture ou de l’installation : le marteau-piqueur qu’il peignit comme une toile abstraite ou des dizaines de palettes de peintre installées dans un environnement de carton en constituent d’éminents témoignages.
La vie, politique ou privée, la sphère des affects, tout comme celles de la culture et de la réflexion, peuvent surgir dans ses peintures, tour à tour sujets, éléments structurels, ou arrière plans implicites.
C’est dire la liberté qui conduit Daniel Tillier, attaché à la peinture mais échappant avec légèreté au formalisme, et résistant à toute assimilation à des catégories.

Francoise Lonardoni